PHOTOS

Le Comité de Compétitivité en images

Modernisation et compétitivité des filières de croissance

Propositions d’amélioration de la compétitivité du commerce extérieur du Cameroun et de sa contribution dans la croissance

Le Cameroun dispose des atouts pouvant permettre de booster son commerce extérieur. En effet :

  • Il est membre de la CEMAC, de la CEEAC, soit un marché de près 150 millions de consommateurs ;
  • Il a une proximité géographique avec le Nigéria, première économie africaine avec un marché de près de 200 millions d’habitants.

Pour ne pas demeurer un gros importateur, le défi de la compétitivité est donc réel et interpelle aussi bien les pouvoirs publics que le secteur privé. La compétitivité du commerce extérieur devrait être une priorité de premier ordre. D’où les propositions ci-dessous qu’on peut regrouper autour de deux grands axes : (i) la diversification de l’économie pour accroître l’offre des produits à l’exportation et (ii) l’implication accrue des entreprises dans la sophistication et la labellisation des produits « Made in Cameroon ». Nous suggérons donc de :

1)Poursuivre la diversification de l'économie. 

A travers l'organisation, suivant une approche chaîne de valeur, des filières de croissance prioritaires ciblées avec un accompagnement public permettant de renforcer la compétitivité des segments stratégiques. La politique des agropoles devrait être poursuivie avec plus d’efficacité ;

2)Accélérer la mise en place des Zones Economiques.

Les filières bois, coton/textile/confection pourraient être retenues au départ pour servir à créer des zones économiques pilotes.

3)Rendre opérationnelle l’Agence de Promotion des Exportations

4)Mettre en place une stratégie d’accompagnement des entreprises exportatrices.

Par la simplification des procédures, l'accès au financement, la mise à niveau des entreprises de transformation;

5)Développer des infrastructures d’accompagnement à l’export. 

Notamment : les marchés frontaliers, la construction des  zones de conditionnement et de stockage ;

6) Soutenir avec des ressources conséquentes le Programme national de mise à niveau des PMI

Particulièrement celles qui transforment les matières premières locales et tournées vers l'exportation 

7) Développer des pôles de compétitivité et des initiatives de clusters 

Les pôles de compétitivité peuvent fortement stimuler la compétitivité et la sophistication de l’activité économique  en accroissant l’effort d’innovation, facteur clef de la compétitivité. 

8)Encourager le commerce régional et sous-régional. 

9)Déployer une véritable stratégie pour la conquête des marchés de niche :

Principalement au sein des pays de l’Union Européenne, dans le cadre de l’APE en cours de négociation, notamment en matière d’indication géographique (IG), de commerce équitable et biologique. 

 

10)Mettre en place une stratégie de développement du commerce transfrontalier de produits vivriers.

11)Implication accrue des entreprises dans la qualité et la labellisation des  produits.

Les entreprises savent que produire à l'export constitue un défi particulier ; les avantages réglementaires sont certes nécessaires, mais ne suffisent pas. L’amélioration de la qualité de leurs produits, l’optimisation de leurs choix techniques et technologiques, le développement de la recherche appliquée, l’amélioration de leurs modes de management et de marketing, la valorisation de leur capital humain, sont des facteurs d'amélioration de leur compétitivité, pour être un acteur à la hauteur des exigences du marché international.

12)Lancer une Etude spécifique sur le potentiel d’exportation de nos principaux produits d’exportation (caoutchouc, bois, etc.)

(Un extrait de la Communication du Président du Secrétariat technique du Comité de Compétitivité lors du CBF 2015 le 09 mars dernier à Douala).