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Le Comité de Compétitivité en images

COMITE DE COMPETITIVITE

Mot du Secrétaire Permanent

« Nous travaillons à lever les obstacles à la compétitivité de notre économie »

Le décret n°2014/053 du 07 fev 2014 du Premier ministre, Chef du Gouvernement portant réorganisation du COMITE  DE COMPETITIVITE instaure un Comité de Compétitivité new look, plus performant et plus à même de transformer la dynamique secteur public/ secteur privé.

C’est un encouragement que le Chef du Gouvernement apporte à nos modestes personnes. Mais davantage, une exigence à travailler plus pour proposer des solutions innovantes aux questions de compétitivité de l’économie et des entreprises camerounaises. Le Comité de Compétitivité se veut un haut lieu de dialogue public/privé sur les questions de compétitivité et une force de propositions, qui élabore les politiques pour le ministère de l’Economie.

Il est cependant bon de noter que le Comité de Compétitivité est composé de tous les ministères dont les activités ont un impact sur la compétitivité et le développement du secteur privé et des principales organisations du secteur privé de notre pays.

Le Comité de Compétitivité est le partenaire technique des administrations et organismes publics dans la recherche des solutions à la compétitivité. Il ne se substitue pas aux administrations  qui, elles, élaborent et mettent en œuvre les politiques et les réglementations.

Les nouveaux enjeux et défis

Les nouveaux enjeux et défis du Comité de Compétitivité consistent à engager une dynamique d’appropriation des nouveaux textes, à la lumière des défis économiques et industriels actuels de notre pays face aux défis de la mondialisation, des objectifs de la politique économique du gouvernement et des attentes des entreprises, qui ne sont pas nécessairement ceux en vigueur à la création du Comité de Compétitivité. En effet, le contexte aujourd’hui est à une mondialisation économique et financière  pressante, difficile, marquée par des évolutions rapides qui configurent les déterminants de la compétitivité et le champ de la compétition internationale. Au terme du séminaire, les participants proposeront outre les principaux objectifs stratégiques, un plan de mise en œuvre, ces documents devant être soumis au Comité de Compétitivité. Le Ministère de l’économie a particulièrement insisté sur la nécessité d’impliquer le secteur privé dans les travaux du séminaire, d’accroître davantage l’impact des activités du Comité de Compétitivité sur la vie des entreprises.

Appui stratégique à la Compétitivité des Filières de Croissance

Le Comité de Compétitivité a désormais la mission de contribuer avec les administrations et organismes concernés à l’élaboration et au suivi des stratégies et programmes  de développement et d’appui à la compétitivité des filières de croissance, et de suivre la mise en œuvre des programmes d’appui à la compétitivité des filières de production prioritaires.

En effet avec ses partenaires publics et privés, le Secrétariat Permanent du Comité de Compétitivité sous l’impulsion de la  hiérarchie a engagé un certain nombre d’activités. Comme par exemple la diversification de la base productive de notre pays, pour valoriser d’autres leviers de croissance et gisements d’emplois, afin de réduire la grande dépendance à l’égard du pétrole. L’actualité économique internationale sur la chute importante du prix du brut vient encore nous die combien il est important de diversifier. Nous avons des atouts considérables pour cela. Nous suggérons parmi les solutions préconisées pour accélérer la croissance économique, une offre compétitive notamment dans la transformation des produits et l’industrialisation pour créer plus de valeur ajoutée. C’est un enjeu crucial que nous considérons au même titre que le développement des infrastructures nécessaires à la compétitivité et au développement des entreprises. A coup sûr, nous pouvons escompter des retombées pour la croissance et pour l’emploi. Nos missions désormais confortent cette approche à travers le suivi des programmes et projets en touchant les filières de croissance et prioritaires, mais aussi à travers l’élaboration concertée des « plans de redynamisation de la compétitivité et des investissements » desdites filières. Comme hier, avec les filières avicole et coton-textile-confection.

L’approche filière repose presqu’entièrement sur l’utilisation de la chaîne de valeur; et comme instrument d’analyse dans la compétitivité, elle est un atout précieux.

D'autres champs d'intérêt importants

D’autres champs d’intérêt importants : la compétitivité des exportations pour une grande ouverture des produits transformés aux marchés internationaux, la « guillotine fiscale et réglementaire » l’abaissement des coûts des facteurs et les surcoûts qu’entraînent les transactions, l’enjeu de la dématérialisation, la mise à niveau du secteur productif, les normes et la qualité, recherche/ développement comme facteur d’innovation et de compétitivité la réglementation des affaires, la qualité de la ressource humaine face au marché de l’emploi, l’accès au financement, la fracture numérique, les questions de gouvernance, les services d’appui aux PME, la promotion des nouvelles configurations de développement des investissements à travers les Clusters, les Zones économiques, à la lumières des objectifs du Gouvernement tels que défis dans la charte des investissements.

Emergence « Horizon 2035 »

Le Comité de Compétitivité travaille dans la dynamique de l’émergence de notre pays. Le DSCE a établi un certain nombre d’indicateurs, de critères et des facteurs objectifs devant conduire à l’émergence, et considèrent l’exigence de compétitivité à l’échelon mondial  comme un facteur clé structurant  et incontournable.

Notre croissance reste faible, quasi végétative et la question de l’emploi reste un défi crucial. Il est par conséquent urgent de mettre en place les conditions permettant de booster la croissance, et notre pays dispose à cet égard un potentiel considérable et envié. Il faut donc entre autres : porter progressivement l’économie camerounaise à des taux d’investissement et de croissance se situant respectivement autour de 25% du PIB et de 6 à 8% sur une période donnée, sans oublier que de nombreux observateurs s’accordent à dire que le Cameroun dispose d’un grand potentiel économique lui permettant d’atteindre les taux de croissance à deux chiffres et de devenir un pays émergent dans la décennie à venir, à l’instar des pays de l’Asie du Sud-Est. Ces derniers, avec des niveaux d’investissement de 30% du PIB de 1960 à 1990, ont pu amorcer leur décollage économique. Notons également qu’il sera difficile d’atteindre une croissance annuelle au taux minimum de 6 à 8%, s’il n’y a pas une contribution accrue de l’industrie sur une portée autour de 20 à 30% du PIB, ce secteur ayant par ailleurs des effets d’entraînements considérables. N’oublions pas les nouveaux défis qui frappent aux portes du Cameroun : les APE par exemple.

Enfin, le Comité de Compétitivité a une mission éminente qui est d’élaborer et d’adresser au Premier ministre, Chef du Gouvernement, un rapport annuel sur l’état de la compétitivité de l’économie nationale, mission qui vient à la suite de la mise en place d’un observatoire de la compétitivité avec l’appui financier de l’Union Européenne et l’assistance technique de l’Onudi. Nous tâcherons comme par le passé à rester exigeants et productifs dans la mesures des moyens de travail qui nous serons alloués pour ce faire. Mais attention. C’est ensemble avec tous les experts partenaires du secteur public, de la société civile et du secteur privé travaillant à l’API, au CCIMA, au GICAM, à l’E-CAM, à l’ESAC, au MECAM, au SYNDUSTRICAM, à l’AGROCOM et au niveau international, les experts du GLOBAL COMPETITIVENESS AND BENCHMARKING NETWORK DU WORLD ECONOMIC FORUM (WEF), dont le Comité de Compétitivité est un des instituts partenaires dans le monde et, enfin, avec la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Pays d’Afrique que nous allons travailler.